Le salon
Le visiter

     

videoeduc_estime_de_soi

L'estime de soi

L'estime de soi (chez l'enfant, chez l'adulte) [Thème du Salon Education 2011]

L’estime de soi se développe dès le plus jeune âge, elle s’entretient et se cultive. Elle est très fragile et bien sûr impossible à garantir. Pourtant elle influence considérablement l’avenir de l’enfant, sa santé mentale, son bonheur, sa vie.

Comment accompagner l’enfant pour l’aider à s’apprécier, à avoir confiance en lui ? Comment stimuler chez l’enfant sa propre estime ? Que faut-il faire ou ne pas faire ?

Et les adultes qui l’entourent, à l’école ou à la maison, ont-ils une bonne estime d’eux-mêmes ? N’est-elle pas essentielle pour pouvoir la transmettre ? Quelles conséquences pour l’enfant ? Comment l’adulte peut-il la recouvrer ?

Découvrez les 22 conférences sur l'estime de soi
en faisant une recherche sur "estime" dans l'onglet "Les conférences"

 

L’estime de soi des jeunes

[Art. paru dans Le Journal de l'Education, oct. 2011]

Qu’est-ce que l’estime de soi ? Comment la développer, notamment avec les jeunes ?

« Je ne me sens pas capable, je n’ai pas envie d’essayer, je n’y arriverai pas... » C’est la voix du dialogue intérieur négatif qui parle : la voix de mes peurs, qui risque d’être limitante et de repousser au plus loin le passage à l’action. Ce phénomène se produit chez les plus jeunes comme chez les adultes. Il peut mener à ne pas oser se confronter à de nouvelles expériences, à de nouveaux savoirs. Au plus souvent cela se produira, au plus l’estime de soi pourra en souffrir. Je peux m’en vouloir, me dévaloriser, me juger incapable, etc.

Le remède : agir, avancer petits pas par petits pas pour augmenter sa confiance en soi, se féliciter (ou être félicité par des proches) et… laisser parler une autre petite voix intérieure, positive ; celle qui encourage, soutient les efforts, la conviction que « je peux le faire »…

Quelles sont les ingrédients de l’estime de soi ?

D’abord, la confiance en soi. C’est le fait de se sentir capable de réaliser une tâche, d’avoir une impression de sécurité intérieure pour se lancer dans l’aventure. Si je parviens au bout d’une tâche, je vivrai sans doute ensuite un sentiment de réussite : « ça y est, je l’ai fait ! ». Et si j’ai un bon retour par rapport à mes actions, je me sentirai compétent pour ce type de tâche. Cette approbation par les autres me fera peut-être éprouver un sentiment d’appartenance à un groupe. Je vivrai alors la satisfaction de me connaître, ou du moins de m’être découvert un peu plus qu’hier.

C’est en développant ces éléments que l’on peut parvenir au « SACRE » de l’estime de soi : Sécurité, Appartenance, Connaissance de soi, ussite.

Comment s’y prendre pour développer l’estime de soi ?

Cela revient à développer la conscience de la valeur que je me reconnais dans différents domaines de la vie (physique, intellectuel, social, professionnel, affectif, etc.). Or, pour re-connaître, il faut avoir connu, ce qui suppose d’agir, de se frotter à une diversité d’expériences. Si un jeune est conscient de sa valeur personnelle, il pourra plus facilement s’exprimer et s’affirmer, faire des choix, prendre sa place et se faire respecter en s’opposant aux agressions verbales ou physiques.

Pour y parvenir, évoquons quelques pistes…

D’abord, ayez vous-même une estime de soi juste et vraie ou développez-la ! C’est plus facile de favoriser la confiance en soi d’un jeune si moi-même, je suis sécurisé et en mesure de gérer mon stress.

Ensuite, amenez le jeune à prendre conscience que par le seul fait d’exister, nous occupons une place en ce monde. Chacun peut amener quelque chose de différent. Alors, allez-y, partez à la découverte de vous et des jeunes que vous côtoyez de mille et une façons : en jouant, en créant, en dessinant, en chantant, en expérimentant,…

Enfin, le besoin de se sentir rattaché est essentiel : trouver sa place dans sa famille, à l’école, avec ses ami(e)s. En tant qu’adulte, nous pouvons favoriser l’empathie et la coopération. Lorsqu’un jeune sait identifier ses propres émotions et besoins, il comprend que les comportements des autres sont liés à des émotions et des besoins. Nous pouvons de plus réaliser des activités collectives, en prévoyant un lieu et un temps pour parler du fonctionnement du groupe, en donnant des rôles à chacun.

En travaillant le vivre-ensemble avec les jeunes, en leur donnant des opportunités d’agir de manière créative, de vivre la réussite et de se sentir compétents ; en les encourageant, nous pouvons les aider à développer leur estime, leur (re)connaissance d’eux-mêmes… Et donc, à poser des choix de manière autonome et responsable.

Alexandre Castanheira,
formateur à l’Université de Paix


Julien Lecomte,
chargé de communication à l’Université de Paix

 

 

 

 

 

 

 



 

People & Places - 191, bd Emile Bockstael - 1020 Bruxelles